Saison des pluies en juillet-septembre au sud (Frontière
éthiopienne)
Maxi 53°C à Wadi Halfa, mini à Gedaref (Sud) 16°C à 6.00 du matin.
Hébergement :
Campings inexistants
Possibilité à Khartoum au National Reidence Camp
Bivouac possible et facile
Nous avons faits un camping à Khartoum (1 nuit), 1 hôtel (1 nuit), 4 bivouacs
Formalités d’entrée :
-Passeport en cours de validité
-Visa de transit (100$/pers), le consulat de France ne délivrant plus de lettre de recommandation, disposer au préalable du visa éthiopien
-CPD obligatoire
Nous avons opté pour les services d’un agent, qui vous démarche dès la sortie du bateau à Wadi Halfa, il nous en a couté :
-45 $/visa d’enregistrement
-8 $ douanes
-15 $ police
-17 $ pour l’agent
Ne pas oublier de prévoir des £ soudanaises (change possible sur le bateau) pour payer le taxi qui vous menera jusqu’à la ville de W.H., et divers backchichs.
Transport des personnes et véhicule :
L’entrée au Soudan via l’Egypte ne peut se faire que par le lac Nasser en prenant un ferry pour les personnes et en mettant votre véhicule sur une barge qui n’arrivera que 24h00 plus tard.
Coût : 2002 £Egyptiennes pour un 4x4, cabine (1ère classe) = 489 £E attention une cabine signifie un lit dans une cabine avec deux lits, vous pouvez sinon dormir sur le pont pour 311 £E (2e classe), 192 £E/enfant. Un repas est fourni mais viande et boissons sont en supplément.
Formalités de sortie :
Quelques paperasses et 3 bureaux à parcourir mais sans frais.
Circulation :
Dense dans Khartoum, autoroute payante jusqu’à Khartoum en 1X1 voie…
Le goudron fait son apparition sur beaucoup d’itinéraire.
Nombreuses pistes sablonneuses et caillouteuses au Nord.
Kilomètres parcourus :
1770 km
Internet :
Accès en wifi gratuit mais sécurisé chez « Momëns » (fast-food) à Khartoum.
Sites et visites :
Attention au site de Karima, les pyramides ne sont pas dans un périmètre délimité, visibles (et accessible) de la route qui passe derrière, mal vous en prendra, si à l’instar de nos amis espagnols et allemands, vous décidiez de vous en approcher, les gardiens du site arriveront pour vous faire régler l’infraction (négociable).
Notre parcours :
Notre entrée au Soudan s’effectue donc par le Lac Nasser, après avoir passé le temple reconstruit d’Abou-Simbel.
Le bateau accostant, nous avons du attendre plusieurs heures à l’intérieur (dans la cafeteria), pour récupérer nos passeports aux mains des agents de l’immigration présents sur le ferry.
En effet nous avons du les confier peu après notre montée à bord (des fois que l’on voudrait s’échapper à la nage…) et après avoir subi un check-up sanitaire à la recherche du H5N1.
A ce propos, grand folklore à l’africaine, peu efficace et surtout multipliant les risques de contamination d’éventuelles pathologies. En effet tous les voyageurs en file indienne sur le pont, nous avons eu la chance d’accéder à la cabine « médicale » par l’intérieur,se soumettent à une prise de température tympanique (sans protection à usage unique), le personnel chargé de cette tâche portant masques et gants, ces derniers servant pour l’ensemble du bateau…
Passeports en main, il s’agit de quitter le navire, mais une seule sortie par une petite double porte gardée par les douanes, crée un dangereux embouteillage dans les couloirs du bateau, les passagers excités et encombrés de leur volumineux bagages, nous faisant penser à la migration des gnous, où c’est chacun pour sa peau, quitte à piétiner son voisin…nous avons eu peur pour les enfants, en particulier Rubén, affolé et criant, mais feintant qu’il ne se sentait pas bien, nous avons pu passer plus facilement…
Nous avons donc effectué la traversée avec nos nouveaux compagnons de route espagnols, Alegria et Pepito et leurs enfants Sofia, Luis et Rabi, Boni et son fils Miguel, allemands, Joerg et Anja, et anglais, Chris et Karl (avec une excellente British Attitude), nos véhicules, respectivement un Nissan Patrol et une Renault Super5, un Toyota HZJ 78 et un Land Rover 90, voguant côte à côte sur la barge en surcharge !
Sortis sur le quai, nous attendrons une heure en plein soleil nos amis, à la recherche de Chris que les douaniers étaient venus soustraire à la remise de son passeport. Nous le retrouverons finalement le soir à l’hôtel de W.H., il ne saura sans doute jamais pourquoi il fut conduit au poste de police pour une prise d’empreintes, est-ce en relation avec son véhicule, réformé des services vétérinaires britanniques pendant l’épisode de vache folle?
La même scène que pour la sortie du bateau se reproduira pour monter dans les minibus chargés de nous conduire jusqu’aux hangars des douanes, distants des débarcadères de 2 km, belle foire d’empoigne à grands renforts de cris et d’agitation…
Nous nous allouerons les services d’un « fixer », agent patenté, nous permettant de nous décharger des diverses formalités lourdes et contraignantes du passage en douanes, police et enregistrement des visas. Nous passerons rapidement les différents contrôles pour nous retrouver dans la ville de Wadi Halfa, « welcome in Africa », pas de transition avec Assouan, nous entrons directement dans un village fait de basses maisons en pisé, aux rues ensablées et poussiéreuses mais moins jonchées de déchets qu’en Egypte. Ici, tout se passe dehors, le soir les quelques bars sortent la télé dans la rue, chacune diffusant un programme différent, les hommes se retrouvant pour la regarder.
L’arrivée à « l’hôtel », fut pour nous une grande surprise, même si la lecture du blog des Sanagustins nous y avait préparé. Les chambres, au sol en terre, ne contiennent que deux ou trois lits aux sommiers ayant dépassé toutes limites d’âge, les matelas aux acariens en surpopulation,comportent plus de décorations que tous les généraux de l’armée américaine …un vieux morceau de tissu jeté dessus, sale et poussiéreux mélangeant des effluves de sueur, crasse, urine,etc…
Au plafond un vieux ventilateur brasse un air chaud et brûlant (plus de 53°C), tandis que sur les murs crasseux faits de paille et de boue séchée, les moustiques, cucarachas, et araignéesse bagarrent à la recherche du moindre espace vital…
Pas d’eau courante, et quand elle coure c’est sur le sol. Deux réservoirs, dont l’un est une ancienne cuve de gaz découpée, alors que l’autre tiendrait plus de l’abreuvoir à bestiaux, contiennent le précieux liquide plus saumâtre que transparent, mais il ne sert qu’à la douche, à la lessive ou au WC, l’eau destinée à la boisson est elle contenue dans des jarres de terres cuites, dans lequel plonge un unique gobelet servant à qui a soif …
Nous passerons l’après-midi de notre arrivée dans un « restaurant », à la recherche de l’ombre, une moussaka locale ingurgitée (avec les doigts pour couverts et du pain) nous jouerons aux cartes en attendant que le soleil baisse un peu et nous permette de bouger dans cette ville surchauffée.
Nous allions passé la plus mauvaise et la plus chaude nuit de notre existence. C’est vers minuit que les lumières s’éteignirent dans la ville, plus d’électricité, plus de ventilateur par conséquent dans notre chambre avoisinant les 40°C …et nous habillés de T-shirts à manches longues et de pantalons pour parer à toute attaque d’anophèles …. Rubén aura une mini crise de panique, ne comprenant pourquoi sans bouger il transpirait autant, ne désirant que boire et avoir de l’air frais.
La chaleur excessive mettra les enfants en difficulté, le lendemain ils souffriront d’hyperthermie, probablement due à une légère déshydratation. En effet n’ayant changé que peu de livre égyptienne en livre soudanaise au marché noir sur le bateau, nous nous sommes retrouvés avec très peu d’argent à Wadi Halfa, sans possibilité de nous déplacer, nos réserves d’eau stockées dans notre véhicule, il a fallu compter nos achats en bouteilles d’eau tout en rationnant nos repas, soit presque 24 heures de jeun hormis quelques gâteaux généreusement offerts aux enfants par nos compagnons de voyage… dure expérience mais riche en leçons et proche du quotidien des populations locales.
Mercredi 22 juillet au matin, notre contact nous (les conducteurs des véhicules) récupère à 10.00 à l’hôtel, nous informant que la barge avec nos véhicules vient d’arriver à quai, et que nous devrions être de retour pour 12.00. C’était sans compter les aléas soudanais liés aux douanes occupées par l’embarquement à bord du ferry de passagers à destination d’Assouan, puis de la lenteur du déchargement de la barge…nous attendrons ainsi toute la journée sur la barge, sous un soleil toujours plus brûlant, avec à nos pieds le spectacle des dockers déchargeant entièrement à la main le bateau, à un rythme qui nous fera nous retrousser les manches et accélérer la cadence.
Le déchargement des véhicules sera épique, changement de quai pour cause d’un niveau d’eau insuffisant, puis notre Toy pliera les rampes de déchargement sous son excès d’embonpoint…
Les douanes officiellement fermées après 18.00, nous obtiendrons après une ferme discussion et un rapide contrôle des numéros de châssis et une toute aussi furtive inspection, l’autorisation de sortir avec nos véhicules du port mais en laissant aux mains de notre agent nos CPD, ils nous seront remis le lendemain dument remplis.
Récupérant les familles à l’hôtel à plus de 20.00, notre agent saura nous trouver à la sortie de la ville un espace tranquille qui accueillera notre premier bivouac en groupe au Soudan.
Le lendemain, jeudi 23 juillet 2009, dès les CPD récupérer au bivouac et notre agent rémunéré, nous filons prendre la piste qui longe le Nil et descend plein Sud, laissant au passage notre binôme so british, pressé (ils mirent une semaine de Londres à Assouan…) de se rendre en Tanzanie pour le travail de Chris, emprunté la piste du désert plus à l’Est.
Trois bivouacs désertiques nous permirent d’atteindre Khartoum le 26 juillet, visitant au passage les pyramides de Méroé.
Au fur et à mesure de notre descente vers le Sud, nous remarquons que les visages changent, les attitudes aussi, ainsi que les infrastructures.
A Khartoum, nous passerons une nuit au National Résidence Camp, sorte de camp de baraquement pour travailleurs pouvant accueillir en camping des gens de passage sur une place de terre dominée par une scène. Ménage, lessive et douche chaude puis nous passerons une dernière soirée tous ensemble au Blue Nile Sailing Club, sorte de club au bord du Nil. Nos amis espagnols prendront les devant en quittant très tôt le camp le lendemain matin, en direction de la frontière éthiopienne, tandis que pour les équipages des deux Toys se sera une matinée consacrée à la logistique (courses, banque, internet).
En début d’après-midi nous quitterons la capitale soudanaise, nous bivouaquerons près de Gedaref à l’écart de la route, sous la lueur des éclairs d’un orage lointain en écoutant ACDC (Thunderstruct) …. les amateurs apprécieront…
En cette avant-dernière journée de route nous avions pu apprécier le changement de décor, les paysages passant au vert sous les premières pluies annonciatrices d’une Ethiopie déjà en saison des pluies, inondant les champs et les bas côtés de la route, les villageois, au profil de plus en plus africain, habitants des casse rondes en bois et toits de paille, occupés jusque tard aux travaux dans les champs.
Nous retrouverons lundi 28 juillet les lourdeurs de l’administration soudanaise, nous obligeant à passer dans trois bureaux successifs avant de nous autoriser à quitter (sans frais de sortie) le territoire du plus grand pays d’Afrique, dans lequel nous aurons parcouruspresque 1800 kilomètres.
La barrière se lève, l’Ethiopie nous accueille.....
Au final :
Le Soudan nous aura marqué par le peu de touriste rencontré, mais certains n’hésitent pas à faire le déplacement, comme ce couple croisé à l’hôtel de W.H. en vélo ou encore ces jeunes étudiants (un allemand, deux coréens, un ukrainien) sur le même ferry que nous.
Nous aurons également apprécié la variété des paysages, et les contrastes climatiques enregistrés entre le nord et le sud, et malgré le peu d’infrastructures avec un nombre moindre qu’en Egypte de déchets livrés à la nature.
Néanmoins nous ne pouvons que déplorer les difficultés et le coût élevé pour circuler avec son véhicule au Soudan, avec également un nombre de Check Point important renforçant le sentiment d’être surveillé même si les policiers rencontrés furent dans leur majorité souriants, courtois et polis, parfois même soucieux pour nos enfants.
La place de la femme étrangère reste délicate, épaules et jambes couvertes permettent toutefois de se mettre à l’abri de regards trop insistants, mais on peut s’interroger sur la condition féminine soudanaise quand la charia islamique s’applique dans une partie du pays ?
Le coût de la vie semble légèrement supérieur à l’Egypte, les prix quasiment tous fixes rendent toute discussion impossible…
Enfin ultime point négatif, le litre de Pepsi est moins cher que le litre d’eau…..
Date de création : 22/03/2009 » 23:41
Dernière modification : 24/12/2009 » 19:09
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Vous avez eu beaucoup de soucis de part et d'autre de votre parcours soudanais, c' est sur ce sera mémorable! Les enfants ont bien patit de tous ses bouleversements!En espérant que par la suite vous puissiez mieux vous reposer et dans de bonne conditions et aussi que l' attente soit moins pénible au sujets des papiers! Chose aussi pas évidente pour les enfants ! c'est sur ils apprennent réellement se que peut ètre les difficultés de la vie!Mais c'est quand mème beaucoup pour eux et on besoin de se ressourcer ! Mème la police se soucie d'eux et bien sur nous aussi! Surtout reposer vous c'est très important! Rien ne vaut la santé! Le toy aussi a besoin de répit ,c'est qu'il en avale des kilomètres ! La facture commence a ètre élevée! Surtout!Surtout! Prenez bien soin de vous, on vous aime très trés fort et on tient à se que vous vous portiez bien et que vous repreniez des forces d'autant nos petits bouts de choux qui paraissent fatigués à un moments donné! Nous vous remercions encore pour toute les joies que vous nous procurés grace à votre fastidieux voyage ,vos superbes photos témoignent ! Bien aimée les très belles lumières multicolores se reflétant dans l'eau et aussi découvrir ses petites maisons arrondis!De toute façon tout est beau! Abientot très très chers lipocampeurs! Zo et Rub de gros calinous Papy fait dodo! Tendrement Mamy jo
Dur-Dur les Nipos ! Beaucoup de petits tracas, des conditions difficiles.....les souvenirs n'en seront que plus marquants ? (pas trop quand même)...On voit que la "gestion du quotidien" vous accapare beaucoup? nous espérons pas au point de vous faire louper tout le reste ? Ménagez-vous (et le Toy) quand même, surtout les enfants pour la santé ! Gros bisous de Mamy et Papy